le FŁŊĊ,
En effet, si sur le "continent", ces quatre lettres du fameux sigle FŁŊĊ signifie Front de libération nationale de la Corse (FRONTU DI LIBERAZIONE NAZIUNALISTA CORSU), il n'a pas été l'unique mouvement nationaliste insulaire à donner des sueurs froides au gouvernement français. Néammoins, il reste emblématique d'une certaine époque. Il reste la forme la plus visible et la plus spectaculaire du nationalisme corse
Naissance et objectifs premiers du FŁŊĊ
Le FŁŊĊ n'est pas, comme l'on pourrait le penser, un mouvement sporadique, sorti de nulle part, il s'inscrit dans un mouvement revendicatif insulaire qui débuta au début du siècle avec en 1927, le PCA "Parti Corse Autonomiste" signifiant anciennement le "Parti Corse d'Action". A la suite, des événements d'Aléria, du 20 août 1975, le mouvement contestataire corse a pris désormais de l'ampleur. Le FŁŊĊ se constitue au début de l'année 1976.
Il est la fusion de deux groupes nationalistes antérieurs, celui du "Front Paysan Corse de Libération" apparut en 1973, dans le sud de l'île et de Ghustizia Paolina" (GP) crée le 22 mars 1974. Ces deux mouvements ont déjà un lourd passif de nombreux attentats sur l'île somme sur le continent.
La première action armée du FŁŊĊ se situe dans la nuit du 4 au 5 mai 1976 : 22 attentats au plastic dont un au Palais de Justice de Marseille sont perpétués. En paralléle, à Corte, des tracts font état de l'unification des rangs nationalistes : Une étape décisive de la lutte de libération nationale de notre peuple a été franchie. Les nationalistes ont décidé de s'unir en créant le FŁŊ, dernière étape de 10 ans de lutte.
C'est ce 5 mai, pour la première fois, que l'on entend parler du FŁŊĊ. Il se fait connaître par une "conférence de presse" clandestine tenue dans le couvent de Saint-Antoine de Casabianca : trois journalistes corses interviewent sa direction. Ce lieu est hautement symbolique puisque Pascal Paoli y proclama l'indépendance de l'Etat corse, le 17 juillet 1755.
A partir de ce jour, toutes les organisations clandestines laissent alors le champ libre au FŁŊĊ et à ses revendications...
Grande pensée à Yvan Colonna ... ----------------------------------- FøЯŻΆ ĆΘЯŚľċΆ
(PS chant corse cantu à populu fattu boicoté para la justis francés )